Busuma : la fin annoncée des rapatriements inquiète les réfugiés congolais
La nouvelle société civile congolaise (NSCC) axe sud Sud-Kivu a annoncé pour le mois d'août 2026 la clôture du processus de rapatriement des réfugiés congolais se trouvant dans le camp de Busuma au Burundi.
La nouvelle société civile congolaise (NSCC) axe sud Sud-Kivu a annoncé pour le mois d'août 2026 la clôture du processus de rapatriement des réfugiés congolais se trouvant dans le camp de Busuma au Burundi.
Selon M. Mafikiri Mashimango,
coordonnateur de cette structure citoyenne, c'est en référence du calendrier
prévisionnel du dit programme que cela sera effectif après le nombre de convois
comptant au moins 15 000 retournés.
« Il y a longtemps que l'HCR nous avait donné le calendrier, fixant la
fin de rapatriement dans l'intervalle du 15 au 22 août, parce que c'est prévu
de ramener 15 000 personnes ; cela suite au problème financier », a indiqué
le coordonnateur de la NSCC lors de leur meeting du mardi 21 juillet 2026.
Celui-ci indique que cet arrêt constitue un danger pour ceux qui resteront dans le camp de Busuma au vu des conditions dans lesquelles ils vivent.
De leur part, les rapatriés qui sont déjà à Uvira lancent un cri de larmes, implorant les autorités congolaises ainsi que les organisations humanitaires de reconduire le
rapatriement jusqu'à l'évacuation de tous les réfugiés du camp de Busuma.
Selon eux, leurs
compatriotes traversent un calvaire dans ce camp vis-à-vis des conditions de vie
ainsi que des conditions d'hygiène malgré les minimes assistances qu'ils
aperçoivent.
« J'ai vraiment pitié pour nos frères qui sont restés dans le camp, parce
qu'il y a tellement de souffrances dedans… Moi-même je l'ai vécu »,
a témoigné Sifa Mbavundogo, une rapatriée venue du camp de Busuma.
Pour M. Papy Pakarayi, l'un des
retournés, ces mauvaises conditions ont occasionné des pertes en vies humaines
pour de nombreuses familles.
« Nous avons assisté à des évènements horribles, vu des amis enterrer
toute la famille à cause des mauvaises conditions de vie dans ce camp… et
donc, qu'il plaise au président de la République de faire tous les moyens
possibles pour que ce programme continue afin d'évacuer son peuple réfugié au
Burundi de ce lieu parasite », sollicite Papy P.
Notons que certains de ces
retournés disent s'être endettés d'une somme importante pour nécessairement
fuir les souffrances infligées dans ce lieu dans le souci de protéger leurs
familles de ce qu’ils qualifient de « cauchemar ».
En rappel, le camp de Busuma,
au Burundi, a vu son ouverture en décembre 2025 lors de la chute de la ville
d'Uvira aux mains des rebelles de l’AFC-M23 avec plus de 40 000 réfugiés ayant
fui les atrocités.
Rémy BASHIGE – LPA Sud-Kivu
À Lire Aussi
Kasongo : un incendie ravage l’école Nasibu sans faire de dégâts humains
il y a 1 jour
Maniema 2 : l’Inspection de l’EDU-NC interdit de faire payer le contrôle des dossiers des finalistes
il y a 1 jour
Kasaï-Central : un éléphant en divagation fait un mort à Bakua Meshi
il y a 1 jour