Des obstacles dans la construction de la RN5 à Uvira : voici ce que doivent faire les parties prenantes au projet
Une mauvaise volonté remarquée pour certains habitants de la commune de Mulongwe dans le processus de la réalisation du projet du gouvernement censé être exécuté dans une durée de 18 mois : « la construction de la RN5 au standard d’un boulevard ».
Une
mauvaise volonté remarquée pour certains habitants de la commune de Mulongwe
dans le processus de la réalisation du projet du gouvernement censé être
exécuté dans une durée de 18 mois : « la construction de la RN5 au standard
d’un boulevard ».
La
place des autorités provinciales et urbaines dans le projet
Vu que
les autorités urbaines n’ont pas de compétence sur la RN5, que ça soit sa
réhabilitation ou sa construction, monsieur Ghislain Kabamba, analyste
indépendant interrogé par lapresseafricaine.net, pense que ces dernières
doivent jouer un rôle de sensibilisation et de conscientisation de sa
population, pour qu’elle comprenne l’utilité d’accompagner ce grand projet pour
non seulement la ville ou la province, mais aussi pour toute la République.
« La
ville d’Uvira, traversée par la RN 5, a aussi intérêt à contribuer et à
accompagner ce travail, parce que cette route va servir également à cette
population. » Explique Me Ghislain
KABAMBA, directeur de l’Observatoire Droit, Justice et Gouvernance Locale pour
la Cohésion Sociale en RD Congo.
« Je
pense que lorsque les autorités nationales décident d'offrir à la province une
route comme celle-là, personne ne peut s'interposer. Par contre, le
gouvernement national, parce qu'il s'agit du gouvernement national dans ce
cas-ci, devrait mener d'abord les études pour que certaines personnes qui ont
acquis des parcelles d'une manière légale et de bonne foi puissent être
indemnisées avant la démolition. Mais si l'État estime que les personnes se
sont appropriées ces terres en désordre, où ils ont profité d'une situation
anormale, où il y avait des troubles démocratiques du Congo avec le RCD et
autres, ou la guerre de libération de 1996, et que les gens se sont appropriés
les terres de l'État, moi, je pense que l'État a l'obligation de récupérer
toutes ces terres-là, ajoute Me Ghislain
KABAMBA.
Ce que
doit faire l’entreprise EIS-EKA
Selon
le directeur de l’entreprise chargée d’exécuter le projet de construction de 10
km de route dans la ville d’Uvira, lequel rencontre des obstacles liés à la
démolition des maisons, Ir Elysée NDUWAMAHORO, « la population devait être
contente et faciliter la modernisation que veut apporter le gouvernement au
sein de la société plutôt que de constituer un frein pour celui-ci, car ce sont
eux le bénéficiaire et le consommateur. Avec cette attitude, on risque de
passer à la démolition forcée des maisons ».
Pour
Me Ghislain, le comportement que doit afficher cette entreprise, c'est de
revenir vers l'État congolais pour présenter des obstacles ou des contraintes
qui freinent l'avancement des travaux.
«
Parce que c’est avec l’État congolais que l’entreprise a signé le contrat et
pas avec la population. Et l'État congolais, avec l'entreprise, doit prendre
une décision commune, celle de détruire par force ces maisons-là, sans toute
forme de procès. Et celui qui se sentira lésé peut saisir la justice contre
l'État congolais. On a vu certains dossiers dans lesquels l'État congolais a
été condamné et a indemnisé et payé même des dommages d'intérêt aux personnes
ou aux entreprises lésées. » complète
le directeur de l’ODJGL/CS en RD Congo, Me Ghislain KABAMBA
La
population doit donc être conséquente à toute décision que peuvent prendre les
autorités urbaines face à cette résistance manifestée quant à la démolition
volontaire demandée il y a des mois.
Rémy
BASHIGE – LPA Uvira
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