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Des obstacles dans la construction de la RN5 à Uvira : voici ce que doivent faire les parties prenantes au projet

Une mauvaise volonté remarquée pour certains habitants de la commune de Mulongwe dans le processus de la réalisation du projet du gouvernement censé être exécuté dans une durée de 18 mois : « la construction de la RN5 au standard d’un boulevard ».

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Par LPA-OP

26 juillet 2024 • visibility 1237 vues

Des obstacles dans la construction de la RN5 à Uvira : voici ce que doivent faire les parties prenantes au projet

Une mauvaise volonté remarquée pour certains habitants de la commune de Mulongwe dans le processus de la réalisation du projet du gouvernement censé être exécuté dans une durée de 18 mois : « la construction de la RN5 au standard d’un boulevard ».

La place des autorités provinciales et urbaines dans le projet

Vu que les autorités urbaines n’ont pas de compétence sur la RN5, que ça soit sa réhabilitation ou sa construction, monsieur Ghislain Kabamba, analyste indépendant interrogé par lapresseafricaine.net, pense que ces dernières doivent jouer un rôle de sensibilisation et de conscientisation de sa population, pour qu’elle comprenne l’utilité d’accompagner ce grand projet pour non seulement la ville ou la province, mais aussi pour toute la République.

« La ville d’Uvira, traversée par la RN 5, a aussi intérêt à contribuer et à accompagner ce travail, parce que cette route va servir également à cette population. » Explique Me Ghislain KABAMBA, directeur de l’Observatoire Droit, Justice et Gouvernance Locale pour la Cohésion Sociale en RD Congo.

« Je pense que lorsque les autorités nationales décident d'offrir à la province une route comme celle-là, personne ne peut s'interposer. Par contre, le gouvernement national, parce qu'il s'agit du gouvernement national dans ce cas-ci, devrait mener d'abord les études pour que certaines personnes qui ont acquis des parcelles d'une manière légale et de bonne foi puissent être indemnisées avant la démolition. Mais si l'État estime que les personnes se sont appropriées ces terres en désordre, où ils ont profité d'une situation anormale, où il y avait des troubles démocratiques du Congo avec le RCD et autres, ou la guerre de libération de 1996, et que les gens se sont appropriés les terres de l'État, moi, je pense que l'État a l'obligation de récupérer toutes ces terres-là, ajoute Me Ghislain KABAMBA.

Ce que doit faire l’entreprise EIS-EKA

Selon le directeur de l’entreprise chargée d’exécuter le projet de construction de 10 km de route dans la ville d’Uvira, lequel rencontre des obstacles liés à la démolition des maisons, Ir Elysée NDUWAMAHORO, « la population devait être contente et faciliter la modernisation que veut apporter le gouvernement au sein de la société plutôt que de constituer un frein pour celui-ci, car ce sont eux le bénéficiaire et le consommateur. Avec cette attitude, on risque de passer à la démolition forcée des maisons ». 

Pour Me Ghislain, le comportement que doit afficher cette entreprise, c'est de revenir vers l'État congolais pour présenter des obstacles ou des contraintes qui freinent l'avancement des travaux.

« Parce que c’est avec l’État congolais que l’entreprise a signé le contrat et pas avec la population. Et l'État congolais, avec l'entreprise, doit prendre une décision commune, celle de détruire par force ces maisons-là, sans toute forme de procès. Et celui qui se sentira lésé peut saisir la justice contre l'État congolais. On a vu certains dossiers dans lesquels l'État congolais a été condamné et a indemnisé et payé même des dommages d'intérêt aux personnes ou aux entreprises lésées. » complète le directeur de l’ODJGL/CS en RD Congo, Me Ghislain KABAMBA

La population doit donc être conséquente à toute décision que peuvent prendre les autorités urbaines face à cette résistance manifestée quant à la démolition volontaire demandée il y a des mois.

 

Rémy BASHIGE – LPA Uvira

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