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Faux, les villes mortes et toute manifestation publique ne sont pas organisées pour étouffer la gouvernance de Kiza Muhato à Uvira

Dans une information publiée sur la toile, il est signifié que les structures de la société civile d’Uvira organisent des villes mortes et autres manifestations publiques dans l’objectif d’étouffer la gouvernance du maire de la ville, Kiza Muhato.

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Par LPA-OP

04 avril 2025 • visibility 1089 vues

Faux, les villes mortes et toute manifestation publique ne sont pas organisées pour étouffer la gouvernance de Kiza Muhato à Uvira

Dans une information publiée sur la toile, il est signifié que les structures de la société civile d’Uvira organisent des villes mortes et autres manifestations publiques dans l’objectif d’étouffer la gouvernance du maire de la ville, Kiza Muhato. Cette publication a suscité des réactions allant majoritairement dans le sens d’appuyer son responsable.

«  Les villes mortes seraient organisées à Uvira pour étouffer la gouvernance de Kiza Muhato. Comme il n’est pas présent à Uvira, aucune manifestation publique, ni ville morte. Le prix du carburant est au zénith. Où sont les organisateurs des villes mortes  ?  », c’est ce que dit ce message qui circule dans les réseaux sociaux depuis samedi 29 mars 2025.

Une accusation rejetée par le cadre de concertation de la société civile d’Uvira.

Me François IGILIMA, rapporteur du cadre de concertation de la société civile, précise que toute manifestation organisée ne cible pas une personne, mais plutôt l’institution ou l’organisation au regard de la gestion.

« Je ne m’inscris pas dans ce sens, que les structures de la société civile organisent des manifestations juste pour paralyser le fonctionnement de la mairie contre le maire Kiza Muhato.  La société civile n’a jamais fait et ne fera jamais une action contre ni le maire titulaire ni son adjoint, mais elle fait des actions pour l’intérêt de la population. Les gens qui publient ce genre d’informations devraient se cantonner à la rationalité des faits et ne pas chercher à créer encore une haine administrative viscérale qui discréditerait les actions du maire titulaire. L’administration est régie par le principe d’unicité. On ne peut pas attribuer au maire titulaire les forfaits et ne pas les attribuer au maire adjoint. Et donc, lorsqu’on fait une manifestation, ce n’est pas contre le maire ou son adjoint au regard de leurs origines, mais toute manifestation tourne autour des intérêts communs et non contre qui que ce soit  », indique Me IGILIMA.

Pour Bani BIBENGA Georges, coordonnateur de l’organisation Initiatives pour la réconciliation communautaire(INIREC), le partage de désinformations et de mésinformations, surtout en ce contexte sécuritaire actuel que traverse la province et, en particulier, la ville d’Uvira suite aux menaces des groupes armés rebelles, est condamnable. Les fausses informations créent un climat de méfiance et contribuent à la dégradation de la cohésion sociale entre différents groupes ethniques et professionnels. Selon lui, cela facilite la haine et la division, les gens ont peur de se rapprocher, pourtant on est appelés à l’unité pour barrer la route à l’ennemi. Bani BIBENGA Georges appelle à la lutte contre la propagation des faux messages pour le développement durable de la ville d’Uvira.

« Suite à la situation actuelle que traverse notre province en général, et plus particulièrement les zones d’Uvira, de Fizi et de la plaine de la Ruzizi secouées par l’insécurité et l’état dégradant de la situation humanitaire, le partage des fausses nouvelles dans les réseaux sociaux est devenu une monnaie courante. Cela impacte négativement le vivre-ensemble entre les gens parce que ça crée l’esprit de méfiance et de division, détruit la collaboration et les gens n’arrivent pas à conjuguer les efforts ensemble pour faire face aux défis sécuritaires et humanitaires qu’ils parcourent. Nous condamnons cette attitude qui ne nous aidera en rien et je nous invite à l’union pour vaincre l’ennemi », dit-il.


Article rédigé dans le cadre de la campagne Vrai ou Faux exécutée par la Corporation des Médias en Ligne, COMEL RDC, et la SYMUF avec l’appui de la Benevolencija.


Rédaction

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