Goma : des appels à manifester contre les drones paralysent les activités
Les activités sont largement paralysées jeudi 12 mars 2026 au matin dans la ville de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans la ville, la plupart des commerces et boutiques sont restés fermés jeudi matin.
De nombreux habitants se sont rassemblés le long des principales artères pour observer l’évolution de la situation et les mouvements des manifestants, se disant répondre à l'appel à manifester de la société civile plurielle (une organisation pro M23) et de collectifs d’étudiants et de jeunes pour protester contre un bombardement par drone survenu la veille.
Des
groupes de manifestants ont afflué dès les premières heures de la matinée vers
le rond-point Signers, point de départ d’une marche annoncée comme pacifique et
censée se diriger vers les installations de la mission de l’Organisation des Nations
unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) où les manifestants ont déposé
d'ailleurs leur mémorandum.
La
société plurielle qui a appelé à cette marche condamne énergiquement le
massacre des civils par des bombes larguées en pleine ville par des drones de
guerre appartenant au régime de Kinshasa.
« Il y a un mécontentement de notre part, par
rapport aux tueries des civils. Ce mercredi 11 mars vers 4 heures du matin,
vous avez entendu, il y a eu un bombardement barbare et incontrôlé au niveau de
l'avenue Bunagana, quartier Katindo en commune de Goma, alors qu'il y a eu des
victimes innocentes. Chose que nous contestons en tant que société civile
plurielle », a déclaré Djonga Kigiri Lewis, son coordonnateur
national.
Cette
mobilisation intervient au lendemain d’une frappe de drone qui a touché
mercredi une maison d’habitation dans la ville, un incident qui a ravivé les
tensions dans cette région déjà marquée par des affrontements entre forces
gouvernementales et groupes armés.
Cette attaque par drones sur Goma est la première depuis la prise de Goma par l'AFC M23. Le weekend dernier, d'autres attaques par drones ont été répertoriées à Mushaki, en territoire de Masisi, et à Minembwe, en province du Sud-Kivu.
Des dégâts humains et matériels ont été enregistrés selon la société civile locale.
La rédaction
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