Journée des droits de l’enfant à Uvira : « La place de l’enfant n’est pas dans la rue, ni dans les groupes armés » (Bureau genre, famille et enfant)
Dans l’ambiance de la commémoration de la Journée internationale des droits de l’enfant, le parlement des enfants d’Uvira, sous tutelle du bureau urbain du genre, famille et enfants en collaboration avec ses partenaires œuvrant dans ce domaine, a organisé une journée d’échange portant sur « le renforcement des mesures de protection pour éradiquer toutes les formes des abus faites à nos enfants », à Uvira, siège provisoire du gouvernorat de la province du Sud-Kivu, ce vendredi 21 novembre 2025.
« La place de l’enfant n’est pas dans la rue, ni dans les groupes
armés, mais plutôt la place de l’enfant c’est à la maison et à l’école », a imploré Madame
Marie Mitila Ponga, cheffe de bureau urbain du genre, famille et enfant.
À l’occurrence du thème officiel de la Journée mondiale de l’enfance
« Ma journée, mes droits », qui invite le monde à écouter les
enfants, à comprendre leur vie, leurs droits, ce qui leur manque ou ce qu’ils
poursuivent, l’objectif poursuivi pour cette activité est de renforcer les
mécanismes communautaires déjà mis en place par les autorités
politico-administratives, coutumières, scolaires, religieuses et les leaders
communautaires pour lutter contre les abus/maltraitances d’enfants sous toutes
leurs formes. A martelé Cirezi Cishugi Francine, présidente du parlement d’enfants d’Uvira.
Elle a ajouté que plusieurs cas d'enfants enrôlés dans
des groupes armés et de violences sexuelles faites à l’égard des enfants de la
ville et du territoire d’Uvira ont été enregistrés lors de la réalisation du
monitoring, soulignant également le meurtre de leur ami Fetty Titi survenu lors
de manifestations, le 15 septembre de cette année en cours.
Par ailleurs, M. Mayani Shindano Faustin, ministre
provincial de la Justice, genre, famille et enfant, a encouragé tous les
enfants du Sud-Kivu à travers leurs représentants, faisant savoir que l’avenir
du pays en général et de la province en particulier leur appartient et assurant
que la politique provinciale vise à ce que l’éducation soit de bonne qualité afin
que cette jeune génération soit plus compétitive.
Les enfants, de leur part, ont taxé les adultes
de responsables de toutes les violences et crimes faits à leur égard,
tout en les appelant à léveil de conscience et à poser des actes responsables,
car au finish ce sont eux les victimes de toutes les dérives.
À noter, cette activité a rassemblé au total 100
enfants venus de différentes écoles et centres d’encadrement, les autorités
politico-administratives, coutumières, scolaires, religieuses, et les leaders communautaires d’Uvira, ainsi que des partenaires œuvrant dans les domaines de
protection, santé, et éducation de l’enfant.
Rémy BASHIGE – LPA Sud-Kivu
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