Kasaï central : À Tshimbulu, deux magistrats désavoués par la population pour « manque de maîtrise dans le traitement des dossiers »
Les forces vives de Tshimbulu, deuxième de la province du Kasaï central dans le territoire de Dibaya, sont montées au créneau vendredi 28 juin 2024 pour exprimer leur désarroi vis-à-vis de la malfaisance constatée depuis déjà un mois auprès de deux des magistrats du parquet de grande instance de Tshimbulu.
Les forces vives de Tshimbulu, deuxième ville de la province du Kasaï central dans le territoire de Dibaya, sont montées au
créneau vendredi 28 juin 2024 pour exprimer leur désarroi vis-à-vis de la
malfaisance constatée depuis déjà un mois auprès de deux des magistrats du
parquet de grande instance de Tshimbulu.
C’est la structure Unité Chrétienne pour
le Réveil (UCR) qui a levé le ton le même vendredi, au travers d’une marche
pacifique et d’une pétition dont une copie a atteint la rédaction de
lapresseafricaine.net, adressée aux autorités tant provinciales que nationales
contre ces deux officiers du ministère public.
Joël Kambuenda et Kaleka sont reprochés
notamment d’avoir orchestré en mai dernier les arrestations et détentions
illégales dont les victimes sont connues, d’avoir rançonné des sommes d’argent
des paisibles citoyens avec les faux motifs et la taxation exorbitante des
amandes transactionnelles, d’avoir manqué de collaboration avec
l’administration locale et de manifester non seulement la déconsidération
envers les serviteurs de Dieu de Tshimbulu, mais surtout « le manque de
maîtrise dans le traitement des dossiers judiciaires » .
Pour préserver la quiétude des uns et
des autres, l’Unité Chrétienne pour le Réveil, basée à Tshimbulu, sollicite la
permutation de ces magistrats, la restitution de toutes les sommes d’argent
rançonnées abusivement ainsi que l’affectation des juges au tribunal de paix de
Dibaya.
L’un d’entre les représentants de cette
association des pasteurs, qui s’est livré à la presse, fait savoir que la
démarche va être menée à tous les niveaux, voire à la Présidence de la
République, jusqu’à trouver gain de cause, alors que, d’après les observateurs,
cette situation risque de paralyser la paix à Dibaya si et seulement si les
décisions nécessaires ne sont pas prises par les autorités compétentes.
Honoré MUABI – LPA Kasaï Central
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