Lubero : Kijiji cha Amani alerte sur les risques des engins explosifs dans les zones abandonnées par l'AFC/M23
Alors que les éléments de l'AFC/ M23 se retirent progressivement de certaines localités du territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu, en RDC, depuis bientôt trois jours, l'ONG Kijiji cha Amani tire la sonnette d'alarme face aux dangers liés à la présence présumée d'engins explosifs dans les zones abandonnées par ce mouvement.
Alors que les éléments de l'AFC/ M23 se
retirent progressivement de certaines localités du territoire de Lubero, dans
la province du Nord-Kivu, en RDC, depuis bientôt trois jours, l'ONG Kijiji cha
Amani tire la sonnette d’alarme face aux dangers liés à la présence
présumée des engins explosifs dans les zones abandonnées par ce mouvement
rebelle.
Dans une déclaration faite ce jeudi 26 Mars 2026,
Philémon Kyavughawakera, point focal de l’organisation en territoire de Lubero,
appelle la population à la plus grande vigilance. Il demande également aux
parents de surveiller étroitement leurs enfants et d’éviter qu’ils fréquentent
des positions abandonnées ou des zones anciennement occupées par les groupes
armés, car selon lui, ces lieux peuvent contenir des engins explosifs non
désamorcés.
Selon cet acteur bien engagé dans la
protection civile, plusieurs incidents ont déjà, dans le passé, été enregistrés
dans des zones post-conflit, où des civils, souvent des enfants, manipulent par
ignorance des objets dangereux laissés derrière par les combattants. Philémon
s'inquiète de ce danger invisible mais réel, si l'on ne prenait pas de
précautions nécessaires pour l'éviter.
« Ne vous rendez pas dans ces endroits
abandonnés sous quelque prétexte que ce soit : peut-être récupérer de bâches,
des ustensiles usés, curiosité, et autre. Ces lieux sont vraiment très
dangereux, demandons à nos enfants de ne pas les fréquenter », exhorte Philémon.
Kijiji cha Amani rappelle que les restes
explosifs de guerre, notamment les mines et les munitions non explosées,
représentent une menace sérieuse pour les populations civiles longtemps après
les affrontements. Ainsi, cette organisation insiste sur la nécessité de
renforcer la sensibilisation communautaire afin de prévenir de drames.
« Un objet inconnu au sol ne doit jamais être
touché. Il faut immédiatement alerter les autorités locales ou les services
spécialisés », a ajouté Philémon Kyavughawakera.
Celui-ci appelle à la responsabilité
collective. Il encourage également les leaders communautaires, les
enseignants et les médias locaux à relayer largement les messages de
prévention, afin de protéger les populations et d'éviter de nouvelles pertes
humaines liées aux conséquences indirectes du conflit.
Irave Wavomundu – LPA Nord-Kivu
À Lire Aussi
RDC : l'armée déplore le décès de ses deux hauts magistrats et annonce des investigations de cet accident
il y a 5 jours
Lubero : des policiers appelés à reconquérir la confiance de la population
il y a 1 semaine
À Bujumbura, l’Union africaine réaffirme son soutien à la souveraineté de la RDC
il y a 1 semaine