FR EN
Logo LPA - OP
Environnement • National

Occupation du PNKB par l’AFC/M23 : la déforestation massive et le braconnage menace l’écosystème

Des activités illégales telles que l'abattage d'arbres et le braconnage mettent en danger la biodiversité du parc national Kahuzi Biega alors que l'Est de la RDC est en proie à un conflit persistant.

LPA - OP

Par LPA-OP

09 mars 2025 • visibility 3779 vues

Occupation du PNKB par l’AFC/M23 : la déforestation massive et le braconnage menace l’écosystème

Des activités illégales telles que l'abattage d'arbres et le braconnage mettent en danger la biodiversité du parc national Kahuzi Biega alors que l'Est de la RDC est en proie à un conflit persistant.

Selon des sources locales, la situation se détériore tant dans les basses que dans les hautes altitudes du PNKB. Des groupes communautaires se mobilisent pour abattre des arbres et produire du charbon de bois, entraînant une baisse significative du prix du sac, passant de 80 000 à 30 000 francs congolais. Cette activité lucrative, alimentée par des investisseurs, menace directement l'écosystème du parc.

Un responsable du PNKB, s'exprimant sous couvert d'anonymat, déplore l'occupation du parc par le M23, qui a exacerbé la situation. Il alerte sur les conséquences désastreuses pour les populations locales, le pays et la communauté internationale si le PNKB venait à disparaître.

Le braconnage et l'abattage d'arbres ont des conséquences dramatiques sur la faune du parc, notamment les gorilles de Grauer, une espèce emblématique du PNKB. L'absence de suivi de ces animaux et la présence de corps en décomposition témoignent de la gravité de la situation.

Un expert environnementaliste de l'association Amis de la nature RD Congo estime que le PNKB pourrait devenir un désert d'ici moins d'un an si rien n'est fait. La disparition des animaux sauvages, prisés par les touristes, et l'aggravation du réchauffement climatique auront des conséquences désastreuses pour la population du Sud-Kivu.

Gérard Hamisi, expert environnementaliste, appelle les autorités à tous les niveaux à autoriser les activités dans les aires protégées, en particulier dans le PNKB. Il exhorte également la population du Sud-Kivu à faire preuve de patriotisme environnemental et à s'impliquer dans la protection du parc et de ses environs.

Selon ses estimations, plus de 19 tonnes de charbon de bois et de planches seraient produites chaque mois, avec une vingtaine de tronçonneuses en activité dans la zone de Madirhiri et d'autres zones difficilement accessibles.

 

Rédaction LA PRESSE AFRICAINE 

À Lire Aussi