RDC : l’organisation PPI documente 16 cas d’atteinte et d’abus des DDH dans 4 provinces pour un trimestre
L’organisation Partenariat pour la protection intégrée (PPI en sigle) vient de publier son rapport de monitoring des violations de la liberté de la presse commises au cours de la période de mai à juillet 2024 lors de son point de presse animé à Bukavu ce mercredi 25 septembre 2024.
L’organisation Partenariat pour la
protection intégrée (PPI en sigle) vient de publier son rapport de monitoring
des violations de la liberté de la presse commises au cours de la période de
mai à juillet 2024 lors de son point de presse animé à Bukavu ce mercredi 25
septembre 2024.
Le rapport de PPI indique que quatre
provinces de l’Est de la République démocratique du Congo, dont l’Ituri, le
Nord et le Sud-Kivu ainsi que le Tanganyika, sont concernées par les cas
répertoriés.
En somme, 16 cas ont été documentés
dans ces provinces. 11 de ces cas, soit 68,75 %, sont des violations commises
par les agents étatiques, 3 cas, soit 18,7 %, des exactions commises par les
groupes armés et rebelles et d’autres cas par des inconnus non identifiés.
Jonathan Magoma, directeur intérimaire
de cette organisation, parle aussi des morts tragiques, des cas de musellements
enregistrés durant cette période de trois mois.
« Nous avons dénombré de multiples
atteintes parmi lesquelles des morts tragiques, des cas de musellements, des
violations physiques, des restrictions d’accès à l’information, judiciaires
contre les journalistes, des menaces de mort, des agressions et attaques au
domicile des journalistes jusqu’à l’interdiction de diffusion de l’information
», explique-t-il.
PPI note que le Sud-Kivu est en tête
avec 11 cas sur les 16, ou même un cas spécifique d’une mort tragique du
journaliste caricaturiste du nom de Yves Kayene qui a été retrouvé mort au
Rwanda au mois de juillet.
Le Nord-Kivu occupe la deuxième
position avec 3 cas, dont des menaces de mort, des agressions physiques et du
musèlement de la presse.
Cette organisation de défense des
droits humains interpelle les autorités congolaises et les appelle à combattre
l’insécurité et à mettre fin à la guerre pour que les habitants vaquent
librement dans leurs activités, puissent bien exercer leur travail et sans
entrave aux droits humains.
Richelieu BYAMANA – LPA Sud-Kivu
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