Sud-Kivu : CEDIER investit dans les femmes pour lutter contre les VBG à Uvira
Des femmes de Kilomoni, Runingu et Kigoma, dans la ville et le territoire d’Uvira, ont pris part en mars 2026 à des séances de sensibilisation sur les violences basées sur le genre (VBG).
Des femmes de Kilomoni, Runingu et Kigoma, dans la ville et le territoire d’Uvira, ont pris part le 9 juin 2026 à une séance de sensibilisation sur les violences basées sur le genre (VBG).
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet « Ma voix contre les violences basées sur le genre au Sud-Kivu », mis en œuvre par le Centre de Développement Intégral de l’Enfant Rural (CEDIER) avec l’appui de la coopération allemande GIZ.
Selon
Armel Rusake Rutebeza, chef de programme au CEDIER, ceci vise à
engager les communautés dans une démarche participative et inclusive afin de
transformer les perceptions et attitudes sociétales vis-à-vis des femmes et des
filles. L’initiative s’aligne sur le troisième résultat attendu du projet :
sensibiliser les membres des communautés (filles, garçons, hommes et femmes), y
compris les personnes déplacées internes, sinistrées et demandeuses d’asile, aux
thématiques de genre et aux violences sexuelles et sexistes.
Contexte humanitaire et sécuritaire
La
région d’Uvira, Fizi et Mwenga reste marquée par une intensification des crises
armées, provoquant des déplacements massifs depuis des décennies. À cela
s’ajoutent les catastrophes naturelles liées au changement climatique,
notamment les inondations récurrentes des rivières, de l’étang Nyangara et du
lac Tanganyika depuis 2020. Ces bouleversements, combinés aux pratiques
coutumières et aux croyances socio-culturelles persistantes dans un contexte de
pauvreté élevée, exposent enfants, jeunes et adultes à diverses formes de
violences, dont le viol et les violences sexistes.
«
C’est sur la base de l’ampleur et de la
complexité des conséquences que ce projet est proposé, afin de soutenir les
efforts communautaires dans la lutte contre les violences sexuelles et basées
sur le genre », explique Armel Rutebeza. L’approche adoptée met l’accent
sur la co-réflexion et la valorisation des initiatives locales, avec pour
objectif de promouvoir des sociétés inclusives et égalitaires, où les survivantes
de violences trouvent protection et accompagnement, renchérit le chef de
programme au CEDIER.
Les femmes comme actrices du changement
Le
projet investit particulièrement dans le renforcement des capacités des femmes
et des filles, afin de stimuler leur leadership et leur responsabilisation.
L’idée pour CEDIER est de les positionner comme actrices majeures du changement
des normes sociales et de la prévention des violences.
Lors
des travaux en carrefour, les participantes ont identifié des opportunités
locales pouvant servir de piliers stratégiques pour la prévention et la réponse
aux VBG. Elles ont également partagé des approches innovantes et capitalisé sur
les expériences des organisations féminines engagées dans ce combat. Ces
discussions ont permis de dresser un état des lieux du contexte et des
problématiques liées aux violences dans la région.
Pascal BAHUNDE – LPA Sud-Kivu
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