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Sud-Kivu : des pillages récurrents sur la RN3 de Chivanga PNKB vers Bunyakiri

La route nationale numéro trois, reliant Miti à Kisangani, est devenue un véritable calvaire pour ses usagers. La situation est particulièrement préoccupante dans le parc national de Kahuzi Biega (PNKB), où des malfaiteurs armés opèrent quotidiennement, ciblant les citoyens paisibles.

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Par LPA-OP

11 janvier 2025 • visibility 1408 vues

Sud-Kivu : des pillages récurrents sur la RN3 de Chivanga PNKB vers Bunyakiri

La route nationale numéro trois, reliant Miti à Kisangani, est devenue un véritable calvaire pour ses usagers. La situation est particulièrement préoccupante dans le parc national de Kahuzi Biega (PNKB), où des malfaiteurs armés opèrent quotidiennement, ciblant les citoyens paisibles.

Les attaques systématiques des usagers de cette route par des hommes lourdement armés sont devenues monnaie courante. Les acteurs de la société civile, les mouvements de défense des droits de l'homme, ainsi que les communautés environnantes s'interrogent sur l'augmentation des braquages, des pillages et des violences perpétrées par ces hors-la-loi dans un site classé au patrimoine mondial, censé être protégé par des éco-gardes et des militaires des FARDC.

D'après des informations recueillies à Kalongue, Bitale et Bunyakiri Bulambika, ces groupes armés seraient composés de jeunes raiya Mutomboki, souvent intégrés dans les communautés locales. La situation sécuritaire au PNKB est jugée fragile, et l’urgence d’une intervention se fait sentir.

Exemples récents de pillages :

Vendredi 10 janvier 2025 : entre 14h et 16h, au lieu-dit Bilima Mbili, près de Bapadiri et du groupement de Bitale, des hommes armés ont dépouillé plus de 43 motos, un Land Cruiser et un bus de tous leurs biens.

Lundi 6 janvier 2025 : Vers 13h30, à Bugulimiza, des hommes en uniforme ont braqué deux motos et leurs passagers près de la barrière des FARDC, sans que ces derniers n'interviennent, selon Isaya Benjamin, président de la société civile de Bunyakiri.

D'autres membres de la société civile de Bunyakiri dénoncent l'inaction des gardes-parc face à ces pillages, qui se poursuivent depuis juin 2024.

Mercredi 18 décembre 2024 : de 9h à 11h30, sept voleurs armés ont dépouillé plus de 41 motos près de la bifurcation de Kalonge, à seulement 100 mètres des FARDC.

Dimanche 8 décembre 2024 : Vers 13 h40, 15 motos et 4 véhicules de marque Land Cruiser, appartenant à des organisations humanitaires, ont été braqués à Mbaramoto, près des barrières des FARDC.

Ces événements tragiques sont devenus fréquents, enrichissant les malfaiteurs et laissant les victimes sans ressources, souvent victimes de violences physiques.

La société civile de Bunyakiri condamne ces actes inhumains qui perturbent la vie des usagers de cette route. Isaya Benjamin appelle le gouvernement congolais à agir pour garantir la sécurité de la population, tout en plaidant pour des patrouilles mixtes entre les FARDC et les éco-gardes.

Benjamin souligne que cette insécurité freine le développement de la région. Contactée, l'autorité territoriale de Kalehe s'engage à travailler pour éradiquer cette situation.

Weteshe Vianney, un activiste des droits de l'homme de Bunyakiri, insiste sur la nécessité pour les autorités politico-militaires de traquer ces criminels. Selon lui, malgré la présence des éco-gardes et des FARDC, les pillards continuent d'agir sans être appréhendés.

 

Hobereau Kitumaini – LPA Sud-Kivu

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