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Sud-Kivu: la rue, c'est le seul espoir de la population de Kalehe pour vivre leurs droits inaliénables (SOCIV)

Des milliers d'habitants de Minova en territoire de Kalehe ont été visibles dans la rue, contestant une vie chère imposée à la population de cette contrée du Sud Kivu. L'objectif est de dire non à la taxation de l'eau potable, qui se paye ce dernier temps en monnaie non déterminée et parfois exige des pierres pour tout bénéficiaire d'eau à Minova.

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Par LPA-OP

31 juillet 2024 • visibility 653 vues

Sud-Kivu: la rue, c'est le seul espoir de la population de Kalehe pour vivre leurs droits inaliénables (SOCIV)

Des milliers d'habitants de Minova en territoire de Kalehe ont été visibles dans la rue, contestant une vie chère imposée à la population de cette contrée du Sud Kivu. L'objectif est de dire non à la taxation de l'eau potable, qui se paye ce dernier temps en monnaie non déterminée et parfois exige des pierres pour tout bénéficiaire d'eau à Minova.

La population de Minova a sans doute répondu à l'appel du président de la coordination de la société civile de Kalehe Minova pour une marche pacifique ce mardi 30 juillet 2024. Il était aussi question d'interpeller la conscience des autorités ayant la facilitation de la communauté en main sur toute l'étendue du territoire de Kalehe.

Selon JEMS MUSANGANYA qui s'est confié à la presse africaine étant organisateur de cette marche pacifique, la vie de plus de 50.000 personnes de la zone est mise en danger à cause des taxes d'eaux et d'une taxe sur les déplacements au Beach Minova pour tout voyageur.

À ce chiffre s'ajoutent 60.000 déplacés de guerres internes qui sont non épargnés de ce qu'il qualifie de manque de patriotisme des chefs locaux dans le territoire de Kalehe. Kalehe est l'un des 8 territoires que compte le Sud Kivu, mais aussi une zone affectée par l'insécurité et les catastrophes naturelles avec des millions de déplacés internes.

JEMS MUSANGANYA, président de la société civile et professeur de droits humains, ajoute que cette première action est un signe qui rappelle les autorités compétentes de prendre les choses au sérieux (rétablir la population dans leurs droits).

Si rien n'est fait dans un délai bref de 5 jours à une semaine, des actions de grande envergure seront entreprises par la société civile, les mouvements citoyens et d'autres défendeurs des droits humains de Kalehe jusqu'à ce que la population recouvre la stabilité quotidienne, rassure JEMS MUSANGANYA de la société civile, coordination de Kalehe.

 

Hobereau Kitumaini – LPA Sud-Kivu

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