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Sud-Kivu : une « ville morte » annoncée, la NSCC exige des moyens logistiques modernes pour les FARDC – Wazalendo

La Nouvelle société civile congolaise (NSCC) appelle la population d’Uvira, de Fizi et de Mwenga à observer une journée « ville morte » mercredi 5 août 2026, afin de faire entendre les souffrances des populations touchées par les violences armées.

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Par LPA-OP

03 août 2026 • visibility 167 vues

Sud-Kivu : une « ville morte » annoncée, la NSCC exige des moyens logistiques modernes pour les FARDC – Wazalendo

La Nouvelle société civile congolaise (NSCC) appelle la population d’Uvira, de Fizi et de Mwenga à observer une journée « ville morte » mercredi 5 août 2026, afin de faire entendre les souffrances des populations touchées par les violences armées.

Elle entend ainsi attirer l’attention des autorités congolaises et de la communauté internationale sur la dégradation de la situation sécuritaire dans les moyens et hauts plateaux d’Uvira, de Fizi et de Mwenga, au Sud-Kivu en RD Congo.

« Nous avons déjà lancé plusieurs alertes et rencontré plusieurs fois les autorités pour leur parler de la situation sécuritaire, mais sans résultat », a déclaré MAFIKIRI MASHIMANGO Martin, coordinateur provincial de cette structure citoyenne dans le sud de la province.

Selon lui, cette mobilisation pacifique constitue l’un des derniers moyens dont dispose la population pour transmettre son message aux décideurs nationaux et aux partenaires internationaux.
« La population a décidé de ne pas vaquer à ses occupations ce mercredi 5 août, afin que les larmes qui coulent chaque jour puissent être entendues aux niveaux national et international », a-t-il expliqué.

Des mouvements armés signalés

La société civile affirme avoir observé des mouvements répétés des combattants de l’armée rwandaise et ses supplétifs de l’AFC-M23 sur plusieurs axes des hauts et moyens plateaux. Elle cite notamment les zones de Kaziba, Rurambo, Bibangwa, Kaololo-Kageregere, Kashogo et Minembwe.

MAFIKIRI MASHIMANGO fait également état de récents affrontements à Kabaja, où des combattants Wazalendo auraient opposé une résistance. Pour la NSCC, la persistance des combats et la prise de certaines localités font craindre une progression vers d’autres centres du Sud-Kivu et des provinces voisines, notamment le Tanganyika.

Son coordinateur estime que les accords et les différentes initiatives diplomatiques évoqués pour mettre fin au conflit n’ont pas encore apporté de solution durable aux populations.
« La situation est grave. Ce n’est plus le moment de croiser les bras. La population demande des actions urgentes pour mettre fin à cette situation », a-t-il insisté.

Trois revendications adressées aux autorités

À travers cette journée sans activités, la NSCC formule trois principales revendications. Elle demande d’abord au gouvernement central et aux autorités militaires d’équiper les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) en moyens logistiques modernes. Elle souhaite également un meilleur appui aux groupes Wazalendo engagés aux côtés de l’armée congolaise dans les moyens et hauts plateaux d’Uvira, de Fizi et de Mwenga.

L’organisation entend ensuite dénoncer ce qu’elle qualifie de « silence et hypocrisie » de la communauté internationale face à la poursuite des violences, malgré les accords conclus et les rencontres diplomatiques organisées autour de la crise dans l’est de la RDC.

Enfin, elle met en garde les militaires des FARDC et les combattants Wazalendo qui collaboreraient avec les groupes adverses au détriment de la défense nationale.
La société civile présente cette journée « ville morte » comme une action pacifique destinée à pousser les autorités à renforcer la protection des populations.

 

Pascal BAHUNDE – LPA Sud-Kivu

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