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Uvira – Bujumbura : à la frontière de Gatumba, les chauffeurs burundais confrontés à des frais de 30 000 FC et des embouteillages

Les mouvements migratoires à la frontière de Gatumba entre la RDC et le Burundi sont en pleine effervescence, mais les passagers se plaignent des longs délais pour quitter la zone. Ces retards sont principalement causés par des embouteillages, conséquence des chauffeurs burundais venant se ravitailler en carburant à Uvira, en raison d'une pénurie de ce produit au Burundi.

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Par LPA-OP

04 février 2025 • visibility 2383 vues

Uvira – Bujumbura : à la frontière de Gatumba, les chauffeurs burundais confrontés à des frais de 30 000 FC et des embouteillages

Les mouvements migratoires à la frontière de Gatumba entre la RDC et le Burundi sont en pleine effervescence, mais les passagers se plaignent des longs délais pour quitter la zone. Ces retards sont principalement causés par des embouteillages, conséquence des chauffeurs burundais venant se ravitailler en carburant à Uvira, en raison d'une pénurie de ce produit au Burundi.

D'après des témoignages recueillis ce mardi 4 février 2025 par un reporter de La Presse africaine, les temps d'attente ont considérablement augmenté. Alors qu'il leur fallait auparavant 20 minutes pour effectuer les formalités migratoires, certains passagers rapportent maintenant attendre de 9 h à 15 h environ pour traverser la frontière. « Nous passons des heures à attendre que les véhicules sortent des embouteillages », se plaignent-ils. De nombreux voyageurs entre Bujumbura, Bukavu et Goma sont contraints de passer la nuit en route, incapables d'atteindre leur destination à temps. « Nous ne savons plus comment organiser nos voyages comme avant », confie un passager visiblement inquiet.

Les chauffeurs, de leur côté, dénoncent des abus de la part des agents à la frontière, qui leur imposent des frais allant de 20 000 à 30 000 FC sans explication, laissant les conducteurs dans l'incertitude quant à l'utilisation de ces sommes. Ces derniers, obligés, sont contraints de payer cette somme pour qu’ils puissent traverser pour s’approvisionner en carburant du côté congolais.

Près de la Direction Générale des Douanes et Assises, des vendeurs, dont beaucoup ont été touchés par les récentes inondations à Uvira, appellent les autorités à faciliter leurs activités commerciales transfrontalières pour le bien de leurs familles.

Le maire d'Uvira a confirmé cette situation après avoir discuté avec les services douaniers pour tenter de la résoudre. Selon Kiza Muhato, « les Burundais qui viennent s'approvisionner en carburant sont souvent confrontés à des abus de la part de nos services, payant jusqu'à 30 000 FC à chaque service.  DGM 30 000, ANR 30 000, DSF 30 000 et tous les autres 30 000 FC, alors que seuls les droits d'entrée au Congo devraient être exigés. Il est essentiel de connaître le nombre de véhicules entrant pour se ravitailler. Ils ont le droit et l'autorisation de le faire. »

L'autorité urbaine a qualifié ce comportement de monnayage illégal sur le territoire congolais. « Chaque véhicule burundais entrant doit s'acquitter des droits d'entrée légaux fixés par le gouvernement congolais », a déclaré Kiza Muhato à l'issue de la réunion.

Concernant les embouteillages, le maire a ordonné aux services frontaliers de réglementer l'entrée des véhicules en limitant le nombre de voitures par jour pour éviter la congestion à la frontière.

 

Pascal BAHUNDE – LPA Sud-Kivu

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