Uvira : crise de l’eau potable, la population exposée à de graves maladies
La population de la ville d’Uvira, à l’est de la République démocratique du Congo, traverse une période critique marquée par un manque criant d’eau potable. Plusieurs quartiers de la ville ainsi que la cité de Kagando sont privés d’un approvisionnement régulier en eau fournie par la REGIDESO, une situation qui aggrave la crise humanitaire et expose les habitants à de nombreuses maladies hydriques.
Face
à cette pénurie, de nombreux ménages se voient contraints de consommer de l’eau
impropre, souvent puisée dans des sources non protégées. Cette pratique a des
conséquences directes sur la santé publique.
Monsieur
Fidèle Manunga, enseignant à l’Institut supérieur des techniques médicales (ISTM) d’Uvira, alerte sur la recrudescence des maladies liées à l’eau
contaminée.
«
La consommation d’eau impropre expose la
population à des maladies graves telles que la fièvre typhoïde, le choléra et
d’autres infections hydriques. Une solution urgente s’impose »,
souligne-t-il.
Du
côté de la REGIDESO Uvira, les responsables reconnaissent les difficultés.
Selon Jean-Paul Ntabala, chef de centre de la REGIDESO Uvira, le principal
obstacle reste le manque d’énergie électrique fournie par la Société Nationale
d’Électricité (SNEL).
«
Nous recevons une quantité insuffisante
de courant électrique. La REGIDESO n’est alimentée que trois fois par semaine,
notamment le mardi, le vendredi et le dimanche », explique-t-il.
Il
appelle également la population à s’acquitter régulièrement de ses factures
afin de permettre à l’entreprise de se procurer du carburant et d’assurer un
minimum de service en période d’interruption de la SNEL.
«
Notre équipe continue de fournir des
efforts pour que ce malaise touche à sa fin », ajoute-t-il. La situation
est tout aussi préoccupante dans la cité de Kagando, notamment à Kiliba, où
l’accès à l’eau potable demeure irrégulier.
Mbirize
Joseph, président de la société civile Force vive de Kiliba, déplore cette
situation et appelle à une intervention rapide.
« La population est exposée à de nombreuses maladies liées à l’eau. Nous demandons à la REGIDESO et aux autorités compétentes d’apporter une aide d’urgence », insiste-t-il.
La
crise de l’eau potable à Uvira reste une préoccupation majeure pour la santé et
le bien-être de la population. Sans une intervention rapide et durable des
autorités compétentes, les risques sanitaires pourraient s’aggraver davantage.
La population attend des mesures concrètes pour garantir un accès régulier à l’eau
potable, un droit fondamental et vital.
Article
rédigé dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI financé par la Benevolencija et
exécuté à Uvira par le consortium UNPC, COMEL-RDC et UFMP.
La rédaction
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