Uvira : des journalistes formés au journalisme humanitaire pour mieux protéger les victimes
Les journalistes d’Uvira, au Sud-Kivu à l’est de la RDC, ont participé à une capacité portant sur le journalisme humanitaire, avec un accent particulier sur le respect des droits des victimes lors des reportages.
Selon
Joséphine Mungubi, coordinatrice
de l’Union de femmes de Media pour la
Paix (UFMP) et facilitatrice de l’activité, les professionnels des
médias sont appelés à garantir que, même lorsqu’une personne est en situation
de victime, elle demeure un sujet de
droits. « Même si la personne est victime, elle a droit au respect et
au respect de ses droits », a-t-elle insisté.
La
facilitatrice souligne que le journaliste humanitaire doit veiller à ce que les
personnes concernées soient traitées avec dignité, notamment pendant les réalisations des interviews
et les entretiens. L’objectif,
selon les organisateurs, est d’éviter toute forme de stigmatisation ou de
sensationnalisme susceptible d’aggraver la vulnérabilité des victimes.
De
son côté, Dominique Kalonzo,
journaliste reporter et participant à la formation, a estimé que l’approche
apprise permet d’améliorer la qualité et l’éthique du travail médiatique. Il a
également évoqué la nécessité de partager une même vision, notamment dans la recherche, le traitement et la diffusion
de l’information.
À
l’issue des échanges, les journalistes formés ont pris un engagement pour appliquer les principes liés au respect des
victimes, notamment la dignité
et l’empathie, afin de renforcer
une couverture médiatique plus responsable des situations humanitaires.
Signalons
que cette activité a été organisée samedi 28 mars 2026 par Benevolincja autour du thème : « le respect des victimes, la vulgarisation
des besoins humanitaires, la redevabilité et la neutralité dans le traitement
de sujets humanitaires ».
Rémy BASHIGE — LPA Sud-Kivu
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