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Uvira : le départ de la Monusco et son impact sur la sécurité régulée dans la cité de Sange (société civile et autorité).

Depuis le début de l'année 2024, la cité de Sange, située dans le territoire d'Uvira, n'a connu aucun cas de kidnapping, de vol et de tuerie. Cela est confirmé par le chef de la cité de Sange à la rédaction de la presse africaine. Matabishi Nyage s'est entretenu avec notre reporter ce lundi 18 mars 2024.

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Par LPA-OP

18 mars 2024 • visibility 997 vues

Uvira : le départ de la Monusco et son impact sur la sécurité régulée dans la cité de Sange (société civile et autorité).

Depuis le début de l'année 2024, il n'y a eu aucun cas de kidnapping, de vol ou de tuerie dans la cité de Sange, en territoire d'Uvira. Cette information est confirmée par le chef de la cité de Sange, monsieur Matabishi Nyange, qui a été interviewé par le reporter de la presse africaine ce lundi 18 mars 2024.

D'après cette autorité locale, différentes mesures ont été prises pour éliminer toute forme d'insécurité qui a un impact négatif sur la vie quotidienne des Sanois. Selon notre source, la collaboration renforcée entre les services de sécurité et la population a été essentielle pour gérer la situation.

« Depuis le début de l'année 2024, la sécurité dans la cité de Sange est sous contrôle. Aucun incident d’insécurité n'a été signalé dans la cité, car les services de sécurité remplissent parfaitement leur mission de protéger la population et leurs biens », se réjouit monsieur Matabishi Nyange Marciel, chef de la cité Sange.

Dans ce contexte, monsieur Kidumu Musegetera Philémon de la société civile force vive, exprime également la même opinion et salue les efforts déployés par l'autorité locale et ses services qui ont bien compris les stratégies qui leur ont été présentées. Cet acteur de la société civile évoque quelques cas spécifiques qui ont même été mis en cause par la population.

« Si des individus cherchent à compromettre la sécurité, la population dénonce et les forces de sécurité interviennent pour identifier ces individus qui cherchent à encourager le banditisme dans le quartier ; et tout se déroule bien actuellement », ajoute notre source.

Le départ de la Monusco et ses répercussions sur la sécurité

Il est prévu que le retrait progressif de la mission onusienne MONUSCO commence d’ici avril, mai jusqu'en juin 2024 dans plusieurs entités de la province du Sud-Kivu et la cité de Sange plus particulièrement, selon des informations fiables. En aucun cas, cette sortie ne va avoir un effet négatif sur la sécurité de la cité, car avant la Monusco, le gouvernement était responsable de la sécurité de sa population.

Selon le chef de la cité de Sange, le gouvernement congolais va prendre en charge ses responsabilités après la Monusco. Selon lui, cette mission joue un rôle essentiel dans la stabilité de la cité et il est persuadé que grâce à la coopération que la population a établie avec les services de sécurité, la situation sécuritaire restera relativement stable, même en l’absence de la Monusco.

Quant à lui, monsieur Kidumu Musegetera de la société civile, affirme qu'il y a régulièrement des sessions de formation et de sensibilisation sur le rôle de la population dans la restauration de la sécurité dans le milieu. « Nous avons déjà sensibilisé la population afin qu'elle puisse se détacher des individus qui ont l'intention de perturber la sécurité de la cité, et nous sollicitons également la part du gouvernement congolais. »

Selon monsieur Kidumu, la cité de Sange, qui a été profondément perturbée par des cas de kidnapping, de vol, de tuerie et d'autres formes d'insécurité, est actuellement en train de résoudre cette situation.

« Des agences de voyage ont été victimes d'attaques dans divers endroits de la plaine de Ruzizi, mais depuis le début de l'année 2024, la situation est calme. Il n'y a pas eu de cas de pillage, de vol ou de kidnapping enregistrés. Nous exprimons notre gratitude et notre soutien à toute la population qui a saisi l'importance de vivre en sécurité pour favoriser le développement des divers domaines de la vie. »

C'est également le cas pour la majeure partie de la plaine de la Ruzizi qui fait face à la situation des ponts qui ont été détruits il y a environ 4 ans, ce qui rend difficile le trafic sur la RN5 et l'approvisionnement en nourriture pour cette population dont la majorité ne vit que de l'agriculture.

 Pascal BAHUNDE

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