Uvira : les agents bénéficiaires du fond social exigent le paiement de leurs arriérés
Plus de 34 agents bénéficiaires du Fond social de la RD Congo protestent contre le retard prolongé et inexplicable de leurs paiements. Il s’agit des agents tout travaux qui disent avoir deux mois impayés, d’autres un mois voire trois mois, et à cela s’ajoute le bonus de 100 $ prévu pour chacun des bénéficiaires du projet pour la stabilisation de l'Est de la RDC pour la Paix STEP 2.
Plus de 34 agents
bénéficiaires du Fond social de la RD Congo protestent contre le retard
prolongé et inexplicable de leurs paiements.
Il s’agit des agents tout travaux qui disent avoir deux mois impayés, d’autres un mois voire trois mois, et à cela s’ajoute le bonus de 100 $ prévu pour chacun des bénéficiaires du projet pour la stabilisation de l'Est de la RDC pour la Paix STEP 2.
Le fond social Uvira, qui vise
à soutenir financièrement les travailleurs les plus vulnérables, se retrouve
actuellement au cœur d'une controverse alors que ses propres employés luttent
pour obtenir des salaires en retard. Ces agents ont déclaré que la situation
les mettait dans une grande détresse financière, affectant non seulement leur
propre bien-être, mais aussi celui de leur famille.
Lors d’un entretien avec la
presse africaine, ces derniers font savoir que le problème a commencé vers la
fin du projet, alors qu’ils recevaient leur argent via Airtel Money, mais aux
derniers mois ça n’a pas souri, entraînant des frustrations croissantes parmi
les travailleurs qui depuis plusieurs semaines sont en train de faire des
vas-et-viens pour revendiquer leurs droits.
Madame Furaha Mujinga
Florence, l’une des bénéficiaires, a témoigné : « Nous avons fait preuve de
patience, mais la situation est devenue insoutenable. Certains n’ont pas reçu
leur salaire depuis le mois d’avril, alors que nous avons aussi tant de
problèmes. Des veuves, que nous sommes en majorité, sommes des locataires, mais
on ne fait que nous donner des promesses irréalisables.
Ces agents affirment avoir
adressé à plusieurs reprises leurs préoccupations à la direction provinciale et
nationale, mais les promesses de paiement n'ont pas été tenues, les laissant
ainsi dans l'incertitude quant à la régularisation de leur situation financière.
Certains agents ont même révélé avoir recouru à des emprunts coûteux pour
subvenir à leurs besoins essentiels en attendant d'être payés.
C’est dans ce sens qu’ils sont
allés à la rencontre du maire de la ville ce lundi 26 aout 2024 pour pouvoir
solliciter son implication et des orientations afin de trouver gain de cause à
leur revendication.
Ces derniers appellent les organisations de la société civile et de protection des droits humains à s’enquérir de la situation pour qu’ils soient remis dans leurs droits.
Nos efforts pour avoir la version des responsables du Fond social au Sud-Kivu n'ont pas abouti.
Pascal BAHUNDE – LPA Sud-Kivu
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