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lpa | 26 mars 2026 | 266 vues

Uvira : les agriculteurs justifient la carence et l’augmentation de prix de légumes sur le marché.

Suite à la persistance de l’insécurité et à des perturbations climatiques dans la ville et territoire d’Uvira, les agriculteurs vivent dans une situation de précarité, causant d’autre part des carences de légumes dans différents marchés.

Ces populations dépendant de l’agriculture ont expliqué la genèse de cette situation vécue et qui a entrainé la carence de légumes. « À propos de l’agriculture, nous, les agriculteurs, nous souffrons, parce que tous ce qu’on avait déjà cultivé s'est détérioré dans le champ par manque de débroussage et à cause de la présence des différentes espèces de plantes qui ont attaqué nos cultures à notre absence dû à l’insécurité grandissante dans ce milieu » a indiqué une agricultrice interviewée par un  reporter de ce bulletin humanitaire.

Celle-ci ajoute qu’outre ce problème soulevé, le blocage des routes accentue cette situation remarquable sur le marché à ciel ouvert : « même les commerçants qui viennent s’approvisionner auprès de nous ont du mal à nous atteindre suite au blocage des voies utilisées. »

Une autre cultivatrice estime que les perturbations climatiques caractérisées par des pluies diluviennes affectent négativement leurs cultures : « Nous souffrons parce qu’il y a insuffisance de légumes, on ne trouve pas cette denrée alimentaire là où nous partons  nous approvisionner. Ce phénomène se justifie par les pluies qui se sont abattues successivement » Elle ajoute : « c’est cette cause qui explique le manque et l’augmentation de prix de légumes sur le marché. »

Une autre revendeuse de légumes voit pour elle une application de la loi de l’offre et de la demande vis-à-vis des grossistes : « je pense qu’il y a cette augmentation parce que les légumes sont rares, mais lorsqu'il y avait abondance, ils nous les donnaient moins chers. »

La rareté de cet élément clé lié à la sécurité alimentaire affecte non seulement les agriculteurs et le commerçant mais aussi les ménages, raconte un consommateur interviewé.

« On ne sait  plus comment se comporter sur le marché face aux mauvais mesurages de ces denrées alimentaires, on ne sait pas combien de mesurages de légumes étalés qu’on doit prendre pour satisfaire la famille et pour une ration de combien… » S’exclame une dame.

Mr. Amani K. Jérémie propose  pour sa part des solutions pour faire face à cette situation, notamment l’utilisation de machines dans tout le cycle de production agricole pour permettre d’exploiter une grande étendue  et la disponibilité des semences, appelant le gouvernement à rétablir l’ordre et à assurer la sécurité des cultivatrices qui ont souvent peur d’être violées pendant l’exercice de leurs travaux champêtres et aux organisations humanitaires à faciliter l’accès aux semences améliorées et favorables pour avoir des cultures prometteuses.

Rappelons que la plupart des populations qui exercent ce métier dans la ville et territoire d’Uvira sont des femmes.

Article est produit dans le cadre de la campagne HABARI ZA MAHALI, exécutée par le consortium UNPC-UFMP-COMEL avec l’appui financier de La Benevolencja.

 

La Rédaction 

 

 



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