Uvira : recrudescence de l'insécurité, les chefs de quartiers pointent des présumés Wazalendo et FARDC
La commune de Kalundu, dans la ville d’Uvira (Sud-Kivu), est secouée par une recrudescence de l’insécurité. Dans un rapport d'évaluation sécuritaire présenté ce jeudi 7 mai 2026, les chefs de six quartiers, dont : Kimanga, Kabindula, Songo, Kilibula, Kalundu et Nyamianda, ont dressé un tableau sombre de la situation sécuritaire qui prévaut dans leurs entités respectives.
Selon
ce diagnostic, des actes de vol à main armée, assassinats, enlèvements, menaces
de mort, tortures et autres exactions sont signalés quasi quotidiennement, en
particulier durant la nuit. Ces violences seraient attribuées, dans une large
mesure, à des éléments non contrôlés des VDP Wazalendo et des Forces armées de
la République démocratique du Congo (FARDC) et d'autres aux porteurs d'armes non identifiés. À ces drames s’ajoutent des
conflits internes entre FARDC et Wazalendo, des cas de justice populaire et
divers règlements de comptes.
Ce
bilan a été livré lors d’une réunion trimestrielle de planification et de suivi
sécuritaire, organisée par l’ONG Search for Common Ground,
dans le cadre du projet « Tukutane Tena » (Rencontrons-nous encore). Ce projet
est mis en œuvre dans les territoires d’Uvira, Fizi et Mwenga au Sud-Kivu.
Les
participants, dont les forces de sécurité, autorités civiles et acteurs de la
société civile, ont unanimement déploré que ces violations des droits humains
fragilisent les efforts de stabilisation dans cette ville, devenue chef-lieu
provisoire des institutions provinciales depuis mars 2025 dans un contexte
sécuritaire tendu.
C’est
dans ce sens qu’à l’issue des échanges, les acteurs se sont engagés à conjuguer
leurs efforts pour mettre un terme à ces abus qui plongent la population dans
la peur permanente et hypothèquent l’avenir de la cohésion sociale à Uvira.
Pascal
BAHUNDE – LPA Sud-Kivu
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