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lpa | 17 février 2026 | 808 vues

L'eau potable, cette denrée vitale qui manque à des milliers d'habitats d'Idjwi

Un problème d'accès à l'eau potable est récurrent dans plusieurs coins de la chefferie Rubenga tout comme du côté de la chefferie Ntambuka, territoire d'Idjwi à l'Est de la République démocratique du Congo.

Des milliers de familles peinent à se ravitailler en eau potable et d'autres consomment une eau  souillée dans les coins plus lointains, une situation qui les expose aux maladies d'origine hydrique, avec des pathologies fréquentes dans des structures sanitaires de la zone de santé d'Idjwi.

Dans le village Bugarula, la plateforme des organisations des jeunes d'Idjwi, POJ en sigle, indique que trois écoles, une église et des dizaines de familles sont dépourvues d'eau potable depuis plus de trois ans maintenant.

À l'école primaire Bumpeta, les enfants consomment de l'eau stockée dans des tanks avec tous les risques possibles.

« La situation que traverse actuellement la population autour de la paroisse catholique de Bumpeta est profondément préoccupante.

Depuis environ trois ans, l’eau ne coule plus à la paroisse de Bumpeta. Or, il s’agit d’un lieu public qui accueille quotidiennement un grand nombre de fidèles. De plus, cette paroisse est entourée de trois écoles, fréquentées par de nombreux enfants, et elle a été choisie pour accueillir la journée diocésaine de la Jeunesse (JDJ) prévue en juillet prochain. Face à ce manque d’eau potable, les enfants, lorsqu’ils en sont privés, arrivent malheureusement à consommer l’eau de pluie stockée dans un réservoir (tank), une eau initialement destinée uniquement au nettoyage de l’église et des toilettes ». Explique Chance Lwagera, coordonnateur de cette structure.

Du côté des villages Kashiraboba et Bulega, des populations vivent aujourd’hui à couteau tiré car un village accuse l'autre de sabotage de la tuyauterie et de s'accaparer la petite quantité qui arrive en provenance du centre de captage.

Depuis des décennies, le village Bulega est confronté à un manque criant d'eau potable où les habitants parcourent des kilomètres afin de s'approvisionner en eau potable. Un projet d'adduction d'eau était alors mis œuvre vers les années 2021 et 2022 pour desservir les villages Kashiraboba, Bulega et Ngula, mais malheureusement ce projet réalisé par le fonds social de la RDC n'avait pas réussi à soulager les souffrances de ces milliers d'habitants du groupement Bugarula.

Le groupement Nyakalengwa dans la chefferie Ntambuka n'est pas épargné non plus par cette carence. Les villages Mazina, Karama, Mulamba et Kilala et une partie du village Muhungwe sont affectés par le même problématique.

Des sources contactées récemment dans la zone affirment que l'adduction construite depuis 2003 n'arrive plus à faciliter l'accès à l'eau aux populations qui ont largement galopé. Le responsable de ce réseau d'eau avait aussi cité les difficultés techniques récurrentes et la non-réhabilitation de l'addiction comme autre frein majeur.

Dans le groupement Mugote, toujours chez Ntambuka, la source d'eau de Kagezi, représente aussi un danger pour les populations du village Mugote et ses environs.

Olivier Mukwasa, un habitant de Mugote, confirme que des enfants, des femmes enceintes et d’autres habitants sont confrontés aux maladies à cause de la consommation de l’eau souillée de la source de Kagezi, qui, depuis plus de 4 ans, est dans un état déplorable. Malgré les alertes lancées, aucun bienfaiteur ni organisme de développement n'est intervenu en faveur de ces femmes et enfants qui payent le plus grand prix.

Que faire pour une solution durable ?

Parmi les dix-sept objectifs de développement durable des Nations unies, l'eau potable et l'assainissement sont cités comme sixième ODD à l'horizon 2030.

Ici, les Nations Unies parlent de: garantir l'accès de tous à l'eau et à l'assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau.

Les organisations humanitaires et celles de développement sont appelées à s'impliquer pour trouver des solutions et sauver les vies humaines en danger.

 La source d'eau de Kibanga reste jusqu'à présent une grande réserve d'eau capable de desservir plus de 8 villages du groupement Bugarula, selon les affirmations des autorités locales.

 

Richelieu BYAMANA – LPA Sud-Kivu

 



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