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lpa | 20 mars 2026 | 563 vues

Urgent : vengeances collectives, Idjwi au bord de l'implosion

Les cas de vengeances communément appelés « justices populaires » sont devenus très fréquents dans le territoire d'Idjwi, une entité isolée par les eaux du lac Kivu de autres territoires de la province du Sud-Kivu.

Une zone reconnue plus stable et calme, qui n'a jamais connue des milices, groupes d'autodéfense moins encore des confrontations armées depuis que l'est de la RDC est le théâtre de guerres à répétition, elle est actuellement souillée par ses propres filles et fils.

Cette fois, lîle est au bord de l'implosion

Le conflit armé entre le mouvement AFC/M23 et le régime Tshisekedi, le territoire d'Idjwi est compté parmi les zones sous administration de cette énième rébellion dans la partie orientale du pays où les effets sont observables dans le chef de la population.  Chômage, pauvreté exagérée, frustrations, intimidations, vols, traumatisme, misère, dépression, plus rien ne va, laa vie dans tous les secteurs est presque à l'arrêt et le sentiment d'abandon s'est installé.

Entre janvier et mars 2026, onze (11) personnes ont déjà perdu la vie. Certaines étranglées par corde, acte connu sous le pseudo "Kabanga" et d'autres supposées appartenir au groupe criminel se retrouvent arrêter par des habitants en colère et qui décident de leur sort sans aucun procès.

Le fait le plus récent est de ce jeudi 18 mars 2026 dans le village Bulegeyi dans le groupement Mugote où un jeune garçon, élève à l'institut Kasongero, est mort. Du coup, une foule a pointé du doigt deux hommes soupçonné de l'avoir empoisonné ainsi cette clameur et l'émotion ont conduit vers l'irréparable. Les deux hommes ont été lynchés.

« Il faut préciser que c'est encore orchestré par des élèves. Et ceci devrait interpeller ceux qui ont en charge l'éducation dans notre chefferie pour prendre des mesures préventives voir même correctives. Sur 10 cas de justices populaires qui se font chez nous, 6 se font par des élèves souvent autoriser clandestinement d'aller assister au deuil en masse et comme la masse n'a pas d'âme on en arrive toujours là.

Qui deviendront ces élèves, qui à bas âges sont déjà capables de tuer, démolir ? », s’interroge un animateur de la société civile locale.

Les tensions sont vives

Ces vengeances populaires provoquent une grave chute de la cohésion sociale, des familles et villages opposés les uns contre les autres, la sécurité individuelle et collective remise en cause où une rumeur suffise pour mettre fin à la vie d'un être humain.

« Le territoire d'Idjwi est au bord du chaos.  Il faut que l'on arrête ces pratiques qui expose tout le monde à la mort. Dans une société normale, on ne peut jamais décider de tuer publiquement quelqu'un sur base d'un soupçon. Même si les cours et tribunaux ne sont plus opérationnels à cause de la guerre, la vie humaine reste sacrée », affirme un autre défenseur de droit de l'homme.

A part les vies humaines fauchées, l'on comptabilise aussi des maisons incendiées, d'autres détruites sous colère de certains habitants et d'importants biens matériels saccagés dans différents villages.

Il est temps que les autorités coutumières, la société civile et organisations locales amorcent les séances de dialogue sociale pour ces violences qui exposent l'île au chao.

 

Richelieu Byamana - LPA Sud-Kivu



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  1. Nous comme peuple de l'est ducongo seulmant dieu nous I