Urgent : vengeances collectives, Idjwi au bord de l'implosion
Les cas de vengeances communément appelés « justices populaires » sont devenus très fréquents dans le territoire d'Idjwi, une entité isolée par les eaux du lac Kivu de autres territoires de la province du Sud-Kivu.
Une zone
reconnue plus stable et calme, qui n'a jamais connue des milices, groupes
d'autodéfense moins encore des confrontations armées depuis que l'est de la RDC
est le théâtre de guerres à répétition, elle est actuellement souillée par ses
propres filles et fils.
Cette fois, lîle est au bord de l'implosion
Le
conflit armé entre le mouvement AFC/M23 et le régime Tshisekedi, le territoire
d'Idjwi est compté parmi les zones sous administration de cette énième
rébellion dans la partie orientale du pays où les effets sont observables dans
le chef de la population. Chômage,
pauvreté exagérée, frustrations, intimidations, vols, traumatisme, misère,
dépression, plus rien ne va, laa vie dans tous les secteurs est presque à
l'arrêt et le sentiment d'abandon s'est installé.
Entre
janvier et mars 2026, onze (11) personnes ont déjà perdu la vie. Certaines
étranglées par corde, acte connu sous le pseudo "Kabanga" et d'autres
supposées appartenir au groupe criminel se retrouvent arrêter par des habitants
en colère et qui décident de leur sort sans aucun procès.
Le fait
le plus récent est de ce jeudi 18 mars 2026 dans le village Bulegeyi dans le
groupement Mugote où un jeune garçon, élève à l'institut Kasongero, est mort.
Du coup, une foule a pointé du doigt deux hommes soupçonné de l'avoir empoisonné
ainsi cette clameur et l'émotion ont conduit vers l'irréparable. Les deux
hommes ont été lynchés.
« Il faut préciser que c'est encore orchestré
par des élèves. Et ceci devrait interpeller ceux qui ont en charge l'éducation
dans notre chefferie pour prendre des mesures préventives voir même
correctives. Sur 10 cas de justices populaires qui se font chez nous, 6 se font
par des élèves souvent autoriser clandestinement d'aller assister au deuil en masse
et comme la masse n'a pas d'âme on en arrive toujours là.
Qui deviendront ces élèves, qui à bas âges sont déjà capables
de tuer, démolir ? »,
s’interroge un animateur de la société civile locale.
Les tensions sont vives
Ces
vengeances populaires provoquent une grave chute de la cohésion sociale, des
familles et villages opposés les uns contre les autres, la sécurité
individuelle et collective remise en cause où une rumeur suffise pour mettre fin
à la vie d'un être humain.
« Le territoire d'Idjwi est au bord du
chaos. Il faut que l'on arrête ces pratiques
qui expose tout le monde à la mort. Dans une société normale, on ne peut jamais
décider de tuer publiquement quelqu'un sur base d'un soupçon. Même si les cours
et tribunaux ne sont plus opérationnels à cause de la guerre, la vie humaine
reste sacrée », affirme un autre défenseur de droit de l'homme.
A part
les vies humaines fauchées, l'on comptabilise aussi des maisons incendiées,
d'autres détruites sous colère de certains habitants et d'importants biens
matériels saccagés dans différents villages.
Il est
temps que les autorités coutumières, la société civile et organisations locales
amorcent les séances de dialogue sociale pour ces violences qui exposent l'île
au chao.
Richelieu Byamana - LPA Sud-Kivu
Nous comme peuple de l'est ducongo seulmant dieu nous I