RDC : Claude MISARE saisit l’Assemblée nationale sur les accusations de “disparition mystique” d’organes génitaux
Le phénomène des présumées disparitions mystiques d’organes génitaux masculins, qui a déjà provoqué plusieurs cas de justice populaire dans certaines provinces de la RDC, est désormais porté devant l’Assemblée nationale.
Le député national Claude Misare, élu d’Uvira, a adressé
une question orale sans débat au vice-Premier ministre en charge de
l’Intérieur, pour demander des explications sur cette affaire qui alimente peur
et violences dans plusieurs provinces.
Dans sa correspondance datée du 16 mars 2026, le
parlementaire cite notamment le Maniema, le Lualaba, le Tanganyika, le
Haut-Katanga et le Sud-Kivu, où plusieurs incidents ont été signalés après des
accusations de disparition supposée des organes génitaux masculins.
Selon l’élu, certaines personnes accusées ont été
lynchées, tandis que d’autres cas ont provoqué une forte psychose au sein de la
population, au point de perturber la libre circulation et les activités quotidiennes
dans plusieurs localités.
Claude Misare veut savoir si le ministère de l’Intérieur
a déjà ouvert des enquêtes, quelles en sont les conclusions, et quelles mesures
sont prises pour prévenir de nouveaux drames liés à la justice populaire.
Cette démarche intervient après le meurtre, dans la nuit
du 12 au 13 mars, d’un journaliste à Manono, dans le Tanganyika. La victime
avait été tuée par la foule après avoir été accusée d’être l’auteur présumé de la
disparition supposée des organes génitaux de cinq jeunes.
Mais, selon des sources locales, un examen médical
effectué par la suite a établi que les cinq jeunes concernés ne présentaient
aucune anomalie.
Ce nouveau drame remet sur la table la question de la
désinformation, des rumeurs et des violences collectives qui continuent de
coûter des vies dans plusieurs provinces du pays.
Pascal BAHUNDE – LPA Sud-Kivu
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