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lpa | 07 avril 2026 | 82 vues

Sud-Kivu : le directeur de la radio Top Buzi libéré, quelques jours après son enlèvement

Le directeur de la radio Top Buzi de Kalehe, dans la province du Sud-Kivu, est de nouveau libre de tout mouvement depuis ce lundi 6 avril 2026, confirment plusieurs sources, dont l’un des journalistes œuvrant à cette station radio.

Dans une interview accordée à la presse africaine.net, ce journaliste qui a requis l’anonymat fait savoir que Espoir Mbata a été libéré vendredi dernier, mais c’est ce lundi qu’il a repris ses tâches de directeur au sein de la radio. Il a été libéré sain et sauf et sans condition aucune, rapporte notre source.

D'après les informations en notre possession, celui-ci avait été arrêté et emmené vers une destination inconnue par des hommes armés inconnus, que plusieurs assimilent aux éléments du mouvement AFC/M23, vu que ce directeur aurait annoncé sur les ondes le « retrait » de ces éléments de la cité de Minova entre le 23 et le 28 mars dernier.  

Quelques jours après, le mouvement  AFC/M23, avait alors décidé de briser le silence pour éclairer l’opinion sur cette question. Son porte-parole, Lawrence Kanyuka, avait en effet évoqué, sur son compte X, une « rotation des unités », indiquant s’être retiré de plusieurs zones entre le 23 et le 28 mars. Toutefois, la cité de Minova, située sur l’axe reliant Goma à Bukavu, est restée sous le contrôle de ce mouvement, à en croire des habitants dans la zone.

Cette libération intervient alors que la famille biologique et les collègues de Espoir Mbata indiquaient avoir effectué des démarches dans tous les cachots de la place pour le rechercher, mais sans succès, avant d’alerter par après l’opinion ainsi que les organisations œuvrant pour la protection et la liberté des journalistes, afin d’obtenir sa libération.

À la suite de cette alerte, l’organisation Reporter sans frontières (RSF), avait condamné fermement ce qu’elle qualifiait de « détention arbitraire » et appelait à « la libération immédiate du journaliste ».  À cette occasion,  RSF exprimait également son inquiétude face à la multiplication d’atteintes contre les professionnels des médias dans les zones affectées par le conflit armé.

 

VM

 



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