Urgence humanitaire : les défis des femmes enceintes à Uvira
La résurgence des conflits armés à Uvira, dans la province du Sud-Kivu à l’Est de la République démocratique du Congo ; plonge des milliers de personnes dans une crise humanitaire aigue ; mettant en péril la vie des femmes enceintes. Avec des déplacements massifs ; la suspension de l’aide humanitaire et des infrastructures sanitaires inaccessibles ou débordées ; l’accès des femmes enceintes dans les structures sanitaires devient un défi majeur.
À Kiliba, dans la plaine de la Ruzizi, suite à
la situation sécuritaire instable, certaines femmes enceintes
connaissent des difficultés majeures à accéder à la Consultation Prénatale
(CPN) et poursuivent les soins après l’accouchement, comme le précise madame
Merveille LUKEZO.
« Avant
la guerre, chaque fois qu’une femme enceinte allait à l’hôpital pour accoucher, elle restait hospitalisée en moyenne trois jours à la maternité, mais, pour le
moment, nous accouchons le matin et le même jour on nous exige de quitter les
structures sanitaires », a indiqué madame Merveille LUKEZO
Avant d’ajouter : « Après la guerre , chaque
femme enceinte qui va en consultation prénatale reçoit un moustiquaire imprégnée d’insecticide pour nous
protéger contre le paludisme. »
Malgré
les efforts fournis par les structures sanitaires, plusieurs défis persistent dans
la prise en charge des femmes enceintes. Dans la cité de Sange en territoire
d’Uvira, les responsables sanitaires affirment que la crise humanitaire a
aggravé les difficultés liées à leur prise en charge.
Le
manque de médicaments, l’insuffisance d’équipements et les difficultés d’accès
aux soins dans les structures sanitaires figurent parmi les principaux défis.
Dans
la ville d’Uvira, les sages-femmes jouent un rôle essentiel dans la prise en
charge des femmes enceintes. Madame Alice Shuli, sage-femme à l’Hôpital Général
de Référence d’Uvira, plaide pour le renforcement des structures sanitaires en
équipements afin d’améliorer la qualité des soins offerts aux femmes enceintes,
ainsi que l’allègement de certains frais médicaux.
«
Pour le moment, la prise en charge des femmes enceintes pose problème, surtout
avec la résurgence de la guerre. Nous enregistrons actuellement plusieurs cas
d’avortement et d’accouchement prématurés faute de troubles causés par de
fortes détonations dans la région », a
alerté Madame Alice Shuli, sage-femme à l’Hôpital Général de Référence d’Uvira.
Nous
plaidons pour que le Gouvernement puisse nous appuyer en intrants pour que la
prise en charge des femmes enceintes soit totalement effective.
Article publié dans le cadre de la campagne HABARI ZA MAHALI financée par la Benevolencija Grands Lacs et exécutée à Uvira par le Consortium UNPC, COMEL-RDC et UFMP.
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