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lpa | 04 avril 2026 | 244 vues

Uvira : la Cloche-RDC sensibilise au fact-checking face à l’abus des réseaux sociaux

L’usage abusif des médias sociaux en République démocratique du Congo continue de semer la confusion chez les internautes et d’éroder la confiance à l’égard de certains animateurs de plateformes, pourtant présentés comme des canaux accessibles d’information.

Ces préoccupations ont été soulevées ce jeudi 2 avril 2026 à Uvira, Sud-Kivu, à l’occasion de la célébration de la journée internationale du fact-checking, organisée par la Cloche-RDC à travers son programme « habari bila chuki ».

Selon M. Christian Kita, chargé de communication au sein de la Cloche, le fact-checking demeure une réponse essentielle pour contrer la désinformation, qui prend de l’ampleur dans l’espace médiatique.

« Le fact-checking permet de lutter contre la désinformation. Ainsi, les habitants de la ville d’Uvira doivent avoir cet esprit critique pour vivre dans une société plus éclairée », a-t-il déclaré.

M. Kita a également rappelé l’importance de cette pratique pour garantir la véracité et la fiabilité des informations, qu’elles soient diffusées sur les médias traditionnels ou sur les plateformes en ligne.

Des jeunes, mais aussi des messages de division

Les participants à l’activité ont noté que les réseaux sociaux sont utilisés majoritairement par les jeunes, qui y voient souvent un moyen de contribution au développement, à l’épanouissement, à la cohésion et à la paix.

Cependant, ils ont estimé que ces mêmes plateformes deviennent aussi, dans certains cas, un vecteur de fausses informations et de messages de division, alimentés par des publications non vérifiées et, parfois, par des manipulations.

Responsabilités des animateurs et rôle citoyen

De son côté, Me Chako Changu Bonane, directeur de MAJEGRA ASBL, a souligné que la jeunesse constitue une force permanente pour la nation. Tout en reconnaissant l’usage des médias sociaux, il a dénoncé leur dévoiement, parfois transformé en relais de haine, à la suite de manœuvres visant à inciter à la confrontation.

Il a, par ailleurs, insisté sur la responsabilité citoyenne des animateurs, estimant que l’adhésion à la vérité et à la vérification des contenus peut contribuer à « dépasser l’hypocrisie » et à favoriser une paix durable.

Malgré la promulgation de la loi sur le numérique en RDC, les participants indiquent que les pratiques abusives continuent de gagner du terrain, renforçant la nécessité de renforcer l’éducation aux médias, le contrôle des contenus et la culture du fact-checking.


Rémy BASHIGE LPA Sud-Kivu



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