Uvira : la Cloche-RDC sensibilise au fact-checking face à l’abus des réseaux sociaux
L’usage abusif des médias sociaux en République démocratique du Congo continue de semer la confusion chez les internautes et d’éroder la confiance à l’égard de certains animateurs de plateformes, pourtant présentés comme des canaux accessibles d’information.
Ces
préoccupations ont été soulevées ce jeudi 2 avril 2026 à Uvira, Sud-Kivu, à l’occasion de la célébration de
la journée internationale du
fact-checking, organisée par la Cloche-RDC
à travers son programme « habari bila
chuki ».
Selon
M. Christian Kita, chargé de
communication au sein de la Cloche, le fact-checking demeure une réponse
essentielle pour contrer la désinformation, qui prend de l’ampleur dans
l’espace médiatique.
«
Le fact-checking permet de lutter contre
la désinformation. Ainsi, les habitants de la ville d’Uvira doivent avoir cet
esprit critique pour vivre dans une société plus éclairée », a-t-il
déclaré.
M.
Kita a également rappelé l’importance de cette pratique pour garantir la véracité et la fiabilité des informations, qu’elles soient diffusées sur les
médias traditionnels ou sur les plateformes en ligne.
Des jeunes, mais aussi des messages
de division
Les
participants à l’activité ont noté que les réseaux sociaux sont utilisés majoritairement par les jeunes, qui y
voient souvent un moyen de contribution au développement, à l’épanouissement,
à la cohésion et à la paix.
Cependant,
ils ont estimé que ces mêmes plateformes deviennent aussi, dans certains cas,
un vecteur de fausses informations
et de messages de division,
alimentés par des publications non vérifiées et, parfois, par des
manipulations.
Responsabilités des animateurs et
rôle citoyen
De
son côté, Me Chako Changu Bonane,
directeur de MAJEGRA ASBL, a
souligné que la jeunesse constitue une force permanente pour la nation. Tout en
reconnaissant l’usage des médias sociaux, il a dénoncé leur dévoiement, parfois
transformé en relais de haine, à
la suite de manœuvres visant à inciter à la confrontation.
Il
a, par ailleurs, insisté sur la responsabilité citoyenne des animateurs,
estimant que l’adhésion à la vérité et à la vérification des contenus peut
contribuer à « dépasser l’hypocrisie » et à favoriser une paix durable.
Malgré
la promulgation de la loi sur le
numérique en RDC, les participants indiquent que les pratiques abusives
continuent de gagner du terrain, renforçant la nécessité de renforcer
l’éducation aux médias, le contrôle des contenus et la culture du
fact-checking.
Rémy BASHIGE – LPA
Sud-Kivu
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