Sud-Kivu : à Minova, les jeunes de Buzi réclament la paix et la relance économique
La Journée internationale de la jeunesse, célébrée chaque 12 août 2026, a été marquée par une atmosphère de méditation à Minova, dans le groupement de Buzi, au Sud-Kivu.
Les difficultés économiques et les conséquences persistantes du conflit ont fortement limité les possibilités de célébration.
À cette occasion, Josaphat Nalembire, représentant de la jeunesse du groupement Buzi, a porté un message de préoccupation face à la dégradation de la situation humanitaire et économique dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, particulièrement dans les zones affectées par le conflit.
Le Parlement des jeunes de Buzi appelle notamment le gouvernement congolais à assumer pleinement ses responsabilités en faveur du rétablissement de la paix et de la sécurité. Il plaide également pour la réouverture et le fonctionnement effectif des banques, afin de permettre à la population de reprendre normalement ses activités économiques.
Selon les jeunes de Buzi, la faible circulation de la monnaie, les perturbations des activités commerciales, les déplacements de populations et l’insécurité compromettent fortement les perspectives d’avenir de la jeunesse.
Le représentant de la jeunesse demande ainsi le renforcement de la protection des civils et encourage les autorités à privilégier les voies diplomatiques et politiques pour parvenir à une paix durable. Il insiste également sur la nécessité de créer des conditions favorables au retour des personnes déplacées dans leurs milieux d’origine, dans la dignité et la sécurité.
Aux forces vives de la nation, particulièrement aux jeunes, Josaphat Nalembire lance un appel à l’unité, à la non-violence et à la résilience.
« La paix dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu n’est pas seulement une responsabilité du gouvernement : elle est une aspiration de tout le peuple congolais », a-t-il souligné.
En cette journée dédiée à la jeunesse, il a rendu hommage aux jeunes du Nord et du Sud-Kivu, ainsi qu’à ceux de Buzi, qui continuent, malgré les déplacements, les difficultés économiques et les traumatismes liés à la guerre, à croire en leur avenir.
« Que notre jeunesse reste forte, unie et résiliente. Que nos difficultés ne brisent jamais nos rêves, mais qu’elles renforcent notre détermination à construire un avenir meilleur », a martelé Josaphat Nalembire.
Jean Bujenje - LPA Minova
Bel article vraiment,