Sociétés

LPA
lpa | 06 février 2026 | 53 vues

Uvira : JEC s’engage pour la paix et le vivre-ensemble à travers les femmes à Sange

L’Association Jeune pour l’Éducation à la Citoyenneté (JEC) multiplie les initiatives en faveur de la promotion de la paix et du vivre-ensemble dans la cité de Sange, territoire d’Uvira en province du Sud-Kivu.

L’annonce a été faite par Patience Sophia, animatrice principale de cette organisation, au cours d’une interview accordée à notre rédaction. Selon elle, JEC dispose en son sein d’un groupe de filles et de femmes issues de différentes communautés de la cité.

Ce groupe organise, à la fin de chaque mois, des rencontres communautaires visant à renforcer la cohésion sociale et à promouvoir une culture durable de la paix.

« Au cours de ces rencontres, nous enseignons aux filles et aux femmes comment vivre ensemble afin de promouvoir la paix », a expliqué Patience Sophia. Elle précise que le choix de travailler principalement avec les femmes est stratégique.

D’après elle, la femme joue un rôle central dans la construction de la paix et constitue un pilier fondamental du vivre-ensemble au sein des communautés.

« La femme est souvent la première victime lorsque des conflits éclatent. Éduquer une femme, c’est éduquer toute une nation », a-t-elle insisté.

Les femmes formées lors de ces rencontres deviennent, à leur tour, des relais communautaires de sensibilisation. À travers les réunions familiales, les échanges communautaires ou les rencontres entre voisines, elles transmettent les messages reçus, permettant ainsi de toucher un public plus large.

Dans le même esprit, Emanuel Bugoma Musafiri, acteur communautaire, appelle à une valorisation de la diversité culturelle comme socle du développement et de la paix, surtout en cette période marquée par des crises.

« La diversité culturelle constitue une richesse et une force pour le développement d’un pays », affirme-t-il, estimant que le dialogue doit toujours être privilégié au détriment de la violence dans la résolution des conflits. « Encourager le dialogue entre nous permet de résoudre les différends et de renforcer la nation ainsi que les communautés », a-t-il déclaré, tout en invitant les populations à consolider la solidarité communautaire.

Il souligne par ailleurs que, dans un contexte de mondialisation, certaines valeurs de solidarité tendent à s’éroder. Il encourage ainsi un retour aux mécanismes traditionnels de solidarité africaine, tels que l’entraide entre voisins, familles et communautés, afin de faire face durablement aux défis actuels.

Emanuel Bugoma Musafiri met également en garde contre certaines pratiques nuisibles à la cohésion sociale, notamment les stéréotypes et les généralisations abusives.

« Il est dangereux de généraliser l’erreur d’un individu à toute une communauté ou à une tribu », a-t-il averti, appelant à la tolérance et au respect mutuel.

Malgré l’impact positif de ces initiatives, JEC fait face à d’importants défis, notamment le manque de financement, qui freine l’extension de ses actions vers d’autres localités situées en dehors de la cité de Sange.

« Lorsque nous voulons sensibiliser les femmes et les filles des localités voisines, nous sommes confrontés au manque de moyens financiers, notamment pour la prise en charge du transport », a déploré Patience Sophia.

Malgré ces contraintes, JEC réaffirme son engagement en faveur de la paix, de la citoyenneté responsable et du vivre-ensemble, tout en lançant un appel aux partenaires et aux personnes de bonne volonté afin d’élargir l’impact de ses actions.

 

Article rédigé dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI financé par la Benevolencija et exécuté par le consortium UNPC, COMEL-RDC et UFMP.


La rédaction



Laissez votre commentaire




2 Commentaires :


  1. Nous encourageons cet acte salutaire qui constitue l’engagement de JEC en faveur de la communauté.

  1. Nous encourageons cet acte salutaire qui constitue l’engagement de JEC en faveur de la communauté.